NOS CIMETIÈRES
#1
Avec l'évolution des pratiques funéraires, plus de gens optent pour l'incinération et choisissent de moins en moins le cimetière comme lieu de dernier repos. De là, il n'y a qu'un pas pour que les cimetières, et ceux qu'ils abritent, tombent dans l'oubli. Témoins d'épitaphes qui raconte en partie l'histoire d'une communauté, que peut-on faire aujourd'hui pour se réapproprier ce patrimoine collectif, avant que la mort ne s'y installe à tout jamais ?
#2
Je crois que la première chose à faire serait de ne pas les délaisser nous-mêmes. Plusieurs cimetières ont quand même un colombarium où on dépose les urnes. Quant à ma famille, mon père avait acheté un lot, à même le cimetière, avec une épitaphe où on pourra déposer 40 urnes. (Nous sommes une grosse famille, la dernière maille de l'époque appelée «revanche des berceaux».)Par ailleurs, lors de mes visites dans les villages du Québec, je fais un arrêt dans les cimetières, je trouve qu'il s'agit de vestiges historiques. Peut-être pourrions-nous les inclure à l'intérieur de circuits touristiques, de tours de ville,etc. Les églises aussi, certaines sont spectaculaires, font partie de certains circuits. On n'aurait qu'à y ajouter la visite du cimetière. Les pratiques funéraires changent, oui, mais nous sommes les premiers concernés et devons les intégrer dans nos rituels familiaux. Évidemment, certaines personnes préfèrent ne pas y aller et rendre hommage à leurs chers disparus autrement, je respecte aussi cette façon de voir. Peut-être aussi y aura-t-il un retour du balancier pour les générations futures et qu'elles voudront revenir à des pratiques plus «traditionnelles» et retourneront au cimetière. Grosse Fleur
#3
Je suis d'accord avec Marilou... ne pas les délaisser nous même.
J'aime , qd je suis dans unlieu de vacances, aller me 'promener' dans les cimetières...je repère les noms de famille les plus courants... les années des plus vieilles tombes... ça donne déjà une image du village qui m'accueille.

Dans le cimetière qui acceuille mes parents, il y a aussi un colombarium, ce que j'apprécie. Mon amie et collègue Claude a été incinérée mais ces cendres n'ont pas été gardées... je regrette de ne pas avoir de lieu précis pour me recueillir. Alors depuis le décès de maman, une petite abeille la représente sur la demeure de mes parents.
#4
Bien que le choix de l'incinération et de la dispersion des cendres de Jonathan se soit imposé naturellement à nous. (C'était ses volontés) Je suis très respectueux des cimetières, qui restent le lieu suprême de recueillement.
L'incinération, mais surtout la dispersion des cendres prive toutes fois les proches d'un lieu de recueillement. Il est vrai qu'il doit pouvoir se faire de placer dans ces cas là, une plaque commémorative du défunt, et qui expliquerait le choix et donnerai succinctement le lieu où les cendres ont été dispersées. Ce serait ainsi une manière de servir l'ensemble des proches, car certains ont besoin d'avoir un lieu particulier pour se recueillir et rendre hommage à la personne disparue, un lieu que l'on peut fleurir, pour matérialisé l'hommage.

Personnellement je n'en éprouve pas le besoin, cependant par triste expérience, je sais que plusieurs personnes de la famille et de l'entourage regrettent l'absence de ce lieu. J'ai bien réalisé un blog, pour leur permettre d'accomplir leurs démarches, mais ce n'est pas pareil. Certains sont trop désorientées de ne pouvoir aller dans le cimetière.

Les temps changent c'est vrai, et la mobilité géographique des familles, (bien souvent pour raisons professionnelles) ne rendent pas facile le choix d'un cimetière. Il devient difficile de regrouper les défunts d'une même famille dans un caveau familial. Cela frustre toujours une partie de la famille.
Les cimetières virtuels tel que celui que vous avez mis en place, peut être également une solution.
Une belle pensée pour tous nos chers disparus, qu'ils soient en paix.
Amicalement
Michel Etoile Scintillante
#5
Je ne voulais pas répondre à ce sujet mais bon je me lance...
Pour ma part mon papa est au cimetière avec ses parents
(eux dans leurs cerceuils) papa, son frère et mon cousin incinérés mais dans le meme endroit.
Ils sont très loin de chez moi donc je ne peux me receuillir comme je veux.
Puis du coté maternel ils sont tous dans un colombarium mais c'est pareil tant de kilomètres. Puis mon Nicois qui est si loin..
Perso je n'ai pas le choix... j assume mais je ne peux pas me receuillir comme j aurai envie.
Si moi je meurs demain matin ma famille sait... je veux etre au colombarium de mon village afin que mes enfants puissent venir me faire coucou comme ils le veulent... si c était que de moi... dispersez mes cendres aux 4 vents... mais bon on ne peut pas plaire à tous pffffff
Pensées à nos étoiles filantes peux importe ou sont leurs corps, leurs ames sont pres de nous !!!
#6
faut juste avoir le courage de temps en temps à fleurir nos tombes...
je dis cela moi qui n'y vais presque jamais...bientôt 2 ans que je n'y ai pas mis les pieds...pour moi à chaque fois c'est une épreuve dont je mets des semaines à m'en remettre...donc je n'ai pas de solutions à apporter pour ce sujet...

Mais je suis d'accord avec Nancy, 'peut importe où sont leurs corps, leurs âmes sont près de nous'
#7
pour ma part , bernard a été incinéré et ces cendres sont dans le cimetière de mon village et moi et mes filles avons tout le loisir d'y aller ou ne pas y aller ;
je respecte le choix de chacun mais je trouve qu'il règne dans ces cimetières beaucoup de tristesse et je préférerais me rendre dans un lieu plus naturel où règne seulement le végétal (arbres, pelouse...) pour moi un lieu de recueillement est important mais chacun a son propre ressenti.
Mais les temps changent et peut être que dans quelque temps le cimetière aura disparu ou changé de visage ; personnellement , et comme l'ont dit déjà certaines personnes ici , peu importe où est le corps , c'est à travers nous qu'ils vivent et c'est nous qui faisons vivre leur souvenir peu importe où l'on se trouve.
#8
Bien que je sois en pensée quotidienne avec mes chers disparus, j'ai à coeur de me rendre au cimetière une fois par semaine (fleurs frâiches oblige).
C'est vrai, les années passant, je constate de moins en moins de personnes venant visiter le cimetière. En fait, 9 fois sur 10, je m'y trouve seule.
Je me recueille devant les tombes de mes anges, gratouille la terre, nettoie çà et là une fleur fânée, des feuilles séchées, mais c'est toujours avec amour et le plaisir de les fleurir. C'est un peu comme si je faisais un petit toilettage avant une sortie où il faudrait faire bonne figure.
Après, je fais un petit tour auprès de tombes de voisins, en quelque sorte une visite pour les saluer. Comme bien des gens, je ne peux quelquefois m'empêcher de faire un calcul rapide pour savoir la durée de la vie de certains, je relis des épitaphes, j'arrose des fleurs en souffrance... bref, cela devient un lieu de promenade plutôt qu'une visite imposée.
... il est vrai que mon cimetière par sa situation (comme beaucoup de cimetières) possède une des plus belles vues de la région!
Et là, je rejoins 100% Marilou et Melucale... les cimetières, croyez-moi valent le détour, fut-ce seulement pour des personnes découvrant une région parce qu'ils sont souvent situés dans des endroits magnifiques.
A Menton (Alpes-Maritimes), le cimetière doit faire baver d'envie les promoteurs de par sa situation privilégiée, surplombant la mer... avec vue imprenable et panoramique! Et ce n'est qu'un petit exemple!
Pour un pays comme la France, n'oublions pas également qu'il s'y trouve les tombes des soldats des grandes guerres, et que le cimetière est (avec les monuments aux morts) un lieu de repos pour ces soldats et de fleurissement pour les familles mais aussi pour les municipalités.
Cela peut paraître paradoxal, mais le cimetière sous son apparence figé voire lugubre (aux jours assombris) demeure un lieu avec un rôle social, un rôle de mémoire, un point de recueillement mais aussi un lieu de ralliement.
Tout compte fait, il s'en passe des choses: on y prie, on y pleure, on y médite, on y fleurit, on y entend des oiseaux chanter, des abeilles butiner, on y discute parfois de tout et de rien, seul avec nos morts ou bien avec des connaissances.
Oui, les cimetières ont encore bien des choses à nous dire et à nous faire partager, et comme le mentionne Christi, c'est pour une part malgré nous et aussi à travers nous qu'ils font partie de notre cadre de vie.
Alors, j'ose écrire: longue vie aux cimetières! Ange
#9
[blue]je suis toujour alle au cimetiere florire toute les tombe abandone et matenant encore de plus en plus je vais une fois par semenne et au meme temp que mon lutin je posse toujour un bouque a la tonbe plus demunie
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#10
AMIES

J'ai pour ma part une nouvelle approche. Auparavant, quand j'entrais dans un cimetière, je m'appliquais avec déférence à observer les tombes. Certaines plus fleuries que d'autres, certaines un peu plus abandonnées. Cela m'attristait et même parfois cela générait des peurs stupides.

Aujourd'hui, les rituels d'inhumation ont beaucoup changé. Les comportements aussi. Depuis 2ans1/2, c'est un peu différent pour moi. J'ai pris l'habitude de m'y rendre chaque matin. Peu de temps, certes, mais j'y trouve l'apaisement et une certaine proximité.
Il m'arrive de penser que s'il avait souhaité être crématisé, j'irais sans doute beaucoup moins. Paradoxal et étrange cette sensation. La crémation dématérialise et brusquement elle nous impose l'immatérialité. Choc brutal pour qui n'y est pas préparé.
Il est bien entendu que nous préfèrons nous voiler la face devant une cruelle réalité.
Aujourd'hui, les communes créent de jolis jardins paysagers en leur cimetière. Ces derniers mois, le nôtre est devenu plus accueillant et bientôt, il y aura une fontaine en fonctionnement. Des bancs pour la pause de réflexion ou bien encore juste pour entendre ce silence. ( Oui entendre). D'où le paradoxe.
Parfois, je prends la mesure de ce lieu pour mieux m'imprégner de ' La Vie '. En ces lieux de repos éternel, le respect, l'attention et les souvenirs doivent perdurer.
Désolée, j'ai été très bavarde.
POUNET Petite Fee Petite Fee Petite Fee
  


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