UN DÉCÈS ATTENDU...
#1
De façon générale, on est porté à croire que le deuil est plus difficile quand le décès est subit que lorsqu'il fait suite à une longue maladie. Le fait qu'on ait le temps de se préparer à la mort d'un être cher peut-il alléger le chagrin ?
#2
Nous avons perdu Maxime un beau dimanche de Mai 2009. Le 3 Mai. Nous allions fêter son 22ème anniversaire le 5 Mai... Nous l'avons quitté à 14h et nous ne l'avons plus revu vivant. Il s'est envolé suite à son accident à 17h10. Le choc de sa disparition a été d'une violence indicible. Se dire que l'on était pas là lorsqu'il est parti est une grande douleur. Ne pas lui avoir dit au revoir...On ne parvient pas à réaliser ce que l'on est en train de vivre. Un coup de téléphone et tout ce que l'on a construit au fil des années vole en éclat.
Si la disparition brutale est un grand traumatisme, je ne pense pas personnellement, en lisant le combat qu'ont dû mener certaines mamans ayant perdu un enfant des suites d'une maladie que le deuil est 'allégé' parce qu'il est 'attendu'.Les parents qui perdent leur enfant éprouvent le même chagrin, quelle que soit la façon dont cela s'est produit. La douleur est la même. Dans notre cas, notre Maxime est parti lorsqu'il était très heureux dans sa vie, nous avons eu la chance de ne pas le voir souffrir et lutter pendant des mois contre la maladie.
Il reste que la perte d'un enfant est une horreur totale que des parents ne devrait jamais connaitre.
Martine Etoile Scintillante Etoile Scintillante
#3
Le décès d'Alain était subit et de façon violente le choc fût terrible pour moi... puisque je ne m'y attendais pas du tout.
Je n'ai pas pus lui dire aurevoir et l'embrasser une dernière fois, le fais de ne pas voir sa dépouille a retardé mon deuil !!!
Je crois que j'aurai eue bcp moins de mal à accepter son départ si j'avais su qu'Alain avait une maladie incurable,
puisque j'aurais pus m'y préparer et surtout lui dire aurevoir, l'embrasser et le serrer dans mes bras une dernière fois
Alain était mon amoureux, mais pour un enfant je crois que pour les parents que se soit un départ subit ou par maladie le chagrin est le même !!!
La seule chose qui me console dans le départ si subit d'Alain c'est qu'il n'a pas souffert (enfin pas longtemps)
Bref que se soit d'une façon subite ou non le manque, l'absence et le chagrin sont là, que nos anges soient en paix dans l'amour Etoile Scintillante
#4
personnellement plusieurs des miens sont partis suite à la maladie, j'aurais du être préparée a leur départ prochain mais inconsciemment je ne l'ai pas été, ne pouvant l'accepter et mon chagrin a été immense...d'autres sont partis brutalement et mon chagrin a été tout aussi intense...
aujourd'hui avec le recul je vois leur départ comme une délivrance suite à plusieurs années de souffrance, mais il y a 7 ans, pas du tout, j'étais encore peut-être trop jeune pour accepter que la mort fait partie de la vie

douces pensées pour no anges Etoile Scintillante Etoile Scintillante Etoile Scintillante
#5
Jai vécu les décès de mes deux parents de façon toute à fait différente :

Papa est parti le 6/11/93 à l'age de 50 ans, qq heures après être parti de chez moi ou l'on fêtait l'anniv de mon conjoint... sa mort a été douloureuse, et l'est encore pour certains des miens... il nous avait dit au revoir à sa manière (nous avons 'réagi' qq jours après son envol) car il avait pressenti son décès.

Mman avait 62 ans le 9/05/2009 quand le glioblastome l'a emportée après un an de combat. Je peux dire sans honte que son départ nous a soulagé... car la voir devenir de plus en plus grabataire et dépendante nous faisait souffrir... Ce n'est pas par égoïsme que nous voulions qu'elle sen aille, mais surtout par respect pour la femme si pleinde caractère et d'énergie qu'elleavait été... Je crois que j'ai moins souffert mais le manque est le même et la nostalgie me rattrape encore régulièrement.

Mais... positivons... j'ai la chance d'avoir mes 3 enfants en pleine santé et un mari à mes cotés... alors je n'ai aucun droit de me plaindre.

Une pensée pour toutes les étoiles de la gentiane

Isabelle Etoile Scintillante Bougie Papillon Chat Zen Dauphin Coiffe Amerindienne
#6
On attend jamais un décès. Pierre avait le cancer du poumon il a combattu pendant 15 mois. Quatorze mois ou je croyais à la victoire..je ne me préparais pas à sa mort........le décès n'était pas attendu..sauf le dernier mois ou tout a basculé.

Vous savez perdre un être cher est terrible que ce soit par maldie ou subit. Dans la maladie on voit souffrir celui qu'on aime, c'est difficile.

L'un comme l'autre c'est une grande souffrance. J'ai perdu mon père subitement et j'étais soulagée de savoir qu'au moins il n'avait pas dépéri...j''étais contente pour lui car il n'avait plus le goût à la vie.

Il n'ya pas de bonnes façons de partir et le deuil est toujours horrible quand on a beuacoup aimé.

Voilà c'est mon opinion
#7
je dis un gros merci d'avoir eu le temps de lui dire aurevoir.... d'avoir pus prendre soin de lui avant, mais j ai vue des choses aussi, le tenir dans mes bras pendant qu il mourrait par ma faute, parceque je lui avais donné à manger et qu il s'étouffait avec parceque tout a coup la tumeur à pris de l empleur, le médicament donné en urgence qui le soulage et fait désenflé la tumeur..... deux fois dans mes bras, la troisieme fatal à mes coté, meme avec le mal que ca fait je dis merci, merci d avoir été la. j'ai accompagner à la mort ma grand-mere, nous étions si proche, apres mon mari, je n'étais pas présente pour ma belle soeur dont ont était plus proche que ma propre soeur, et c'est ma mere qui était au coté de mon pere quand il est mort, tous pratiquement un an apres l autres...... des morts.... des etres aimés ... quelque soit le mal que ca m'a fait, je veux etre la, etre à leurs coté.... j'y ai eu droit et merci à la vie pour me l'avoir permis, moi j en avais besoin
#8
Bonne question1 Est-ce qu'on peut vraiment se préparer à la mort de quelqu'un. C'est sûr que quand on voit une personne dépérir et souffrir interminablement par une maladie, comme j'ai vu ma mère et une grande amie, on en vient presque à souhaiter, pas qu'elle meure, mais qu'elle soit libérée de sa souffrance. On apprivoise tranquillement l'idée, mais quand le deuil survient, ce n'est jamais comme on l'avait pensé.Le deuil peut être aussi difficile. Je crois qu'on ne peut comparer un deuil à un autre, ni une façon de mourir à une autre. Quoique, quand vous apprenez brusquement et de surcroit, dans les médias le décès subit (par suicide) de quelqu'un que vous aimez beaucoup, laissez-moi vous dire que ça vous fait tout un choc! Le choc de l'apprendre en première page d'un journal et le choc du deuil.Par contre, il y a aussi double choc quand on apprend la maladie mortelle d'un proche. Le choc quand on apprend la maladie et le choc de la mort de la personne.Non, à bien y penser, il n' a pas une meilleure manière ou une pire d'apprendre la mort de quelqu'un et de vivre un deuil, que la tristesse de perdre un être qu'on aime.Je crois qu'on ne peut et ne pourra jamais se préparer à la mort d'un proche, on souhaiterait que personne ne meure jamais. Mais, il existe une croyance en la vie de l'âme qui, personnellement, m'aide à m'en sortir et à avoir de l'espoir.Santé et longue vie à vous deux.
#9
'Les milénaires n'ont pas suffit à l'homme pour apprendre à voir la mort' a dit Monsieur Malraux... alors encore moins à l'accepter, ai je envie d'ajouter !
#10
J'ai perdu mon petit garçon de 6 ans 1/2 il y a bientôt 10 mois. Mon bébé d'amour Nolann s'est envolé le 18 décembre 2010 après avoir lutté pendant presque 3 ans contre un cancer du sang, la leucémie. Le combat a été infiniment dur. Aucun mot pour vous décrire les sentiments d'une maman qui voit son fils souffrir. Il a enduré ce qu'aucun enfant ne devrait jamais connaître. Il a été enfermé à l'hôpital pendant presque la moitié de sa vie. Ses copains, il se les ai fait à l'hôpital et bien trop souvent ils s'en allaient rejoindre les anges.
Mon fils a souffert. Psychologiquement et physiquement. La chimio l'a parfois anéanti, sans parler des soins si douloureux et de tous les examens difficiles, la radiothérapie, toutes les ponctions lombaires, les myélogrammes, les effets après la greffe etc.... Je l'ai vu dans des états pas possible, j'ai vu mon fils souffrir, j'ai vu mon fils hurler de douleur, j'ai vu mon fils pleurer tant il avait mal, j'ai vu mon fils qui n'en pouvait plus de cette affreuse maladie qui le rongeait. Et puis en octobre 2010 on nous a dit que tout était fini, qu'il allait partir tout doucement. Comment accepter l'inacceptable???? Se dire que son petit garçon de 6 ans 1/2 va nous quitter à cause d'un cancer qui l'a tant fait souffrir....Je lui ai donné la vie, mais quelle vie.... Les quelques derniers jours étaient indescriptibles. La souffrance à l'état pur. Non, je n'ai pas pu me préparer au décès de mon fils. J'espérais tellement quelque chose d'autre, jusqu'à la dernière seconde. Comment perdre espoir quand on a devant nous un si petit garçon si courageux qui se bat sans relâche et qui nous demande si ça fait mal de mourir....
Je ne peux pas savoir comment c'est que de perdre son enfant brutalement, j'imagine que le choc doit être immense.....Mais le fait d'avoir su que mon bébé d'amour allait partir ne m'a en aucun cas aidée dans mon deuil.....A part que je l'ai entouré jusqu'à la dernière seconde et que je lui ai répété sans cesse que je l'aime et que je l'aimerai toujours......C'est dans mes bras que mon bébé d'amour a déployé ses 2 ailes d'anges pour s'envoler très loin de la maladie..... Et la douleur restera toujours infinie....

Emilie, mamange de Nolann 6 ans 1/2
  


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