UN DÉCÈS ATTENDU...
#11
Personnellement , je pense que perdre un etre cher d une maladie ou accidentellement, au bout du compte la douleur reste la même. Comme toute chose rien n est blanc ou noir.
J ai perdu mon amour apres 25 ans de vie commune ou on partageait tout, le travail, les loisirs, ses passions parce qu il en avait des tonnes de passion.
Il est parti sous mes yeux, sous ceux aussi de nos deux garcons.
Mon aîne a failli y rester, moi de même et c est mon plus jeune qui n avait que 11 ans qui nous a sauvé.
Mon aîné a répondu aux journalistes le lendemain de l accident , voila ce qu il a répondu....avec mon frere on a fait ce qu il fallait faire, garder notre calme, analyser la situation et maintenant il faut voir les points positifs.............
Alors sur que c est dur, dur de n avoir pu rien faire, mais si il avait été malade comment aurais je réagis et lui.....
Je ne l ai pas vu souffrir, pas diminuer physiquement, pas souffrir, mais par contre je n ai pas eu le temps de dire enrevoir, car c est juste un enrevoir, pas eu le temps de lui dire merci pour tout son amour, pour la belle vie pleine d aventure qu il nous a créé..........il n y a pas de situation idéale, prendre le positif et laisser le négatif derriere nous.
On ne peut rien changer, moi je me dis qu il est parti comme il a vécu, a fond....rassurez vous c est ce que je pense quand ca va bien.
voila mon temoignage
On partage tous cette traversée du désert avec nos hauts et nos bas, mais je tente a tous les jours de partager sa conviction de la vie...AVANCER
Je me retrouve dans une situation pas vraiment facile a 52 ans, plus de compagnie, donc plus de job, pas de retraite.....mais a tort ou a raison je garde une petite flamme au fond de moi qui me dit prend du temps, beaucoup trop de temps pour plein de monde , mais j analyse,je pense,je refléchit.... je pleure, crie etc....je ne sais pas ce que je vais faire mais pour une fois dans ma vie je vais faire confiance a mon intuition et non a ma raison
chose tres nouvelles pour moi mais c est quoi en fin de compte les vrais valeurs de la vie.....
voici mon témoignage, ma nouvelle facon de penser
courage a tous
#12

[cit]De façon générale, on est porté à croire que le deuil est plus difficile quand le décès est subit que lorsqu'il fait suite à une longue maladie. Le fait qu'on ait le temps de se préparer à la mort d'un être cher peut-il alléger le chagrin ?[/cit]


Non, à votre question, car, on est jamais préparé face à la mort. La perte, quelle soit annoncée ou subite provonquera toujours 'le choc'. Même si, pour ma part, j'ai vécu le décès attendu. C'est-à-dire, que je savais que Marcel souffrait d'un cancer et que son espérance de vie était de 18 mois, y reste, toujours l'espoir qu'il s'en sortira. Y reste toujours que ça ne se peut pas!

Et, puis, ma soeur, vit, 6 ans après moi, la perte de son conjoint, de mort subit 'crise cardiaque' en plein durby de démolition d'auto. Alors, je me baserai sur nos vécues pour exprimer la différence de chacune de nous. Avec le recul, peut me permettre de faire. D'autant plus que nous sommes très proches l'une de l'autre.

Dans mon cas, ce fut la douleur, la souffrance au jour le jour, de la peur de perdre à chaque instant pendant 18 mois, mais, aussi la 'chance' si je peux m'exprimer, ainsi, de se dire qu'on s'aime, de se dire les vraies choses, de repasser notre vie ensemble, de se pardonner pour tels choses...etc...! Bien, que je reconnaisse que c'est pas tous les couples qui vivent, ainsi, j'ai, juste, eu la chance dans ma malchance de vivre la vérité à nue et d'avoir un conjoint et de voir un conjoint très différent dans la maladie. Mais, ce ne fut pas ainsi pour ma soeur qui a perdu, subitement son conjoint et de façon très cruelle, en plus.

Alors, la différence qui réside entre elle et moi n'est pas dans le fait que le chagrin était allégé en rapport à moi et vice versa, mais bien dans la culpabilité de l'après à vivre son deuil. Beaucoup de souffrance dans le non dits. Donc, bien des questions sans réponse. Ce que moi, je ne ressentais pas, par rapport à Marcel, car, nous avons vu venir...... À part ça , le deuil reste dans sa totalité en rapport à la souffrance, le chagrin de chacune, c'est les mêmes émotions les mêmes épreuves à surmonter! Le même désespoir. Sachant de part et d'autres que les rêves et bien des projets inachevés ne se réaliseront jamais.

Dans la réalité, peut importe que ça soit subit ou annoncé. La douleur et la souffrance est omniprésente pour chacun et est tout aussi difficile à vivre. Un deuil, une perte est un moment traumatisant pour chacune des personnes qui reste. Perdre subitement ou perdre parce que l'on sait d'avance que cela va arriver laisse ses traces indélibiles sur notre vie. Tout comme la perte de la personne laisse sa trace indélibible sur notre vie.

Coeur À Roch et Marcel! Etoile Scintillante

Misty


#13
Que vos messages sont bouleversants et beaux!
Un décès attendu ? on ne peut pas l'attendre, il y a toujours l'espoir quand on aime, un espoir fou, entrecoupé de 'ce n'est plus possible' qu'un léger mieux balaye d'un coup. On croit au miracle jusqu'au bout.
Un aimé qui s'en va, c'est certainement la même douleur pour tous pendant tout un temps. C'est la suite de cette souffrance qui peut être différente. Après 9 ans, le départ de Loïc est toujours difficile à accepter mais ce sont surtout ses années de souffrance, à lui, dont je ne peux pas m'enlever le souvenir. Je pense souvent à Nolann et à Emilie et aux souffrances de ces petits enfants malades et de leurs parents impuissants. Tu as raison, Misty, les traces sont indélébiles.
#14
Non, la mort'subite ou attendue' quelqu'elle soit est douloureuse autant par la 'raison' la séparation et l'absence.
#15
C'est si vrai... quelles que soient les circonstances choisies par la mort pour faire irruption dans nos existences, le choc de la disparition de la personne est un coup de poignard au coeur, tout autant pour les cas de lente agonie que pour la mort soudaine.
En fait la mort ne fait pas irruption, elle est omniprésente dans nos pensées et dans notre sub-conscient, depuis quelquefois même la petite enfance, pour avoir expérimenté la disparition de grands-parents, parents, de proches, d'amis, de connaissances.
La vision de l'instant même de mort, que nous soyions accompagnant d'une personne malade ou que nous apprenions la nouvelle de la disparition subite ou non, signe avec douleur et au fer rouge le début d'un deuil irrémédiable marqué par la séparation et l'absence.
Deuil attendu ou pas - le chagrin ne saurait en rien être allégé même si la personne aimée disparue ne souffre plus.
Etoile Scintillante
#16
Je partage vos points de vue...
Sans doute accepte-t-on quelque part plus facilement la mort d'une personne qui a bien vécu et profité de sa vie jusqu'à un âge où mourir est 'attendu', surtout lorque la personne n'a pas souffert, du moins c'est mon expérience.
En revanche, peu importe depuis combien de temps on pourrait (je dis bien pourrait) s'attendre au décès (maladie, tendances ou conduites suicidaires etc.), je ne crois pas qu'il soit humainement possible de se 'préparer' au décès d'un proche et d'en être moins triste grâce à cette soit-disant préparation.
La conséquence, elle est toujours la même : un jour notre personne chère est là, avec nous ; le lendemain, on sait qu'on ne la reverra plus jamais et qu'on n'échangera plus jamais ensemble...
Comment pourrait-on se préparer à cela ? même en imagination. D'autant que lorsqu'on aime quelqu'un, on est forcément un peu ou beaucoup dans l'espoir et le déni du risque, et peu importe à quel point cette mort paraît en revanche évidente et imminente aux d'autres, sans doute plus éloignés... et qui en seront donc moins affectés...
Quelle absurdité que cette idée de se préparer... ce serait abandonner l'autre dans son combat, contre la maladie, la dépression ou ce qui l'affecte.
Le jour du décès et les mois et années qui suivent, on aura pleinement le temps de souffrir seul, sans infliger cette souffrance à l'autre, car se préparer à la mort d'un être cher, c'est déjà renoncer, et l'enterrer à un peu... Pour moi, cette idée est d'un égoïsme et d'une indécence inimaginables...
On ne se 'prépare' pas à la mort d'un être cher... pas plus qu'on n'oublie son existence ensuite...
La mort d'un proche nous apprend le prix de la vie et nous transforme pour toujours...
Parfois elle fait de nous de meilleures personnes, plus ouvertes aux autres et aux opportunités que la vie finit toujours par nous offrir... Non ?
#17
Chaque douleur et chaque souffrance liées à un décès 'attendu' ou non est personnelle.
J'ai perdu mon père en avril dernier au terme d'une maladie dont il souffrait depuis 10 ans. C'est une maladie rare, dont on ne connaissait rien (ni comment la soigner ou du moins la soulager ni quelle était l'espérance de vie avec cette maladie). Je ne vous dis pas le nombre de séjours qu'il a fait à l'hôpital durant ces 10 ans (aussi bien des hospitalisations prévues pour des examens que des hospitalisations en urgence). La dernière hospitalisation aura duré 3 mois au terme desquels il est décédé. J'ai essayé de me préparer à cette issue fatale pendant ces 3 mois, car les médecins nous avaient fait comprendre qu'hélas cette fois-ci il ne ressortirait pas, et même avant. Nous en discutions souvent avec mon frère, car lui aussi 'se préparait'. Et bien, lorsque nous avons su qu'il n'y avait plus d'espoir pour mon père, soit 5 jours avant son décès et qu'à sa demande auprès du corps médical et notre accord de ne plus 's'acharner' et de ne lui prodiguer que des soins de confort afin qu'il souffre le moins possible et après l'avoir accompagné durant ses 5 derniers jours de vie et surtout quand l'hôpital nous a appelés pour nous annoncer la mauvaise nouvelle, je me suis aperçu que je n'étais en rien préparé et que ce décès 'attendu' a été bien douloureux à vivre et l'est encore aujourd'hui.
Avant cela, naïvement, je pensais qu'un décès 'attendu' était moins difficile à vivre, mais je me rends compte aujourd'hui, pour ma part, que je faisais erreur. Par contre, je pense qu'un décès subit et un décès 'attendu' ne s'appréhendent pas du tout de la même façon après, dans notre cheminement vers un mieux être.
Malheureusement, la disparition de mon papa m'aura fait et me fait encore grandir, mais 'Dieu' que c'est dur par moment !
Courage à toutes et à tous.
Je vous embrasse affectueusement,
Jean-Victor
#18
pour ma part j'ai vécu un dècès attendu :
bernard est tombé malade en mai , parti début septembre ; je dois dire que cette période a été infiniment plus horrible , bref indescriptible , que l'après décès ou tout a été très diffficile mais très différent

Ces 4 mois ont été 4 mois d'enfer d'abord pour lui, puis pour moi et mes filles, ces 4 mois n'ont été que des chocs à l'annonce de chaque mauvaise nouvelle ; on peut comparer tout celà à un tsunami!!!

sans aucune honte, je peux dire que nous n'attendions qu'une chose : c'est que bernard soit délivré de souffrances épouvantables (cancer du poumon métastasé aux os) , délivré de sa souffrance morale ; il a terminé dans un fauteuil roulant, 20 kg en moins, et ensuite dans un lit pratiquement inerte mais tout en souffrant toujours !! tout ça n'est pas humain et lorsque j'étais près de lui incapable de le soulager je priais pour que tout ça s'arrete vite pour lui !!!!
l'annonce de sa mort proche a rapidement été diagnostiquée c'est à dire 1 mois et demi après l'annonce de sa maladie 'galopante' et je savais que les médecins ne se trompaient pas j'en avais la certitude ,

mais quelle que soit la manière de nous quitter, nos proches nous manquent plus que jamais : à chacun sa manière de le vivre
Courage à tous et toutes
affectueusement
christiane
#19
Parfois cela donne du temps pour se faire a cette idée

J'ai accompagné mes deux frères. Le premier Pierre est mort un an 1/2 après la découverte de son cancer. Cela m'a permit d'apprivoiser son départ. Mais Germain mon autre frère nous a quitté en l'espace d'un mois et j'ai eu beaucoup de difficulté à faire mon deuil.

Je raconte les derniers instant de mon frère Pierre sur le blogue de mon film . http://lamort-lefilm.com/blogue/pierrot-je-taime/
Ce fut un moment très important pour lui et moi
#20
Pour ma part je ne m'attendais pas du tout au départ de Nicolas ce fut un choc de l'apprendre et difficile à croire à réaliser qu'il ne reviendrait plus jamais.

Par contre après avoir lu l'histoire de Nolann je peux dire que de vivre ces moments difficiles auprès de notre enfant doit être affreux car il y a à vivre notre impuissance vis à vis la maladie, probablement de la colère aussi, du désespoir.

Je ne crois pas que ce fut moins facile ou plus facile à vivre dans un cas comme dans l'autre. C'est différent mais tout aussi difficile à accepter je crois. Le fait de devoir dire adieu à un fils qu'on a aimé.
  


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